Célibataire

Posté par mixtli le 20 septembre 2009

Le célibataire est libre, il  doit rendre de comptes à personne.

Il fait ce qu’il veut quand il le veut.

 

Le célibataire est seul le soir en rentrant du boulot, personne ne l’attend.

Personne n’est là en cas de coup dur.

Seul dans les moments de de joie comme de tristesse, le célibataire s’endurcit.

 

Le célibataire rêve de de famille, d’épouse aimante,

d’enfants dont il serait fier,

de fête de Noël autour du sapin.

 

Le célibataire manque de confiance en lui.

Il craint de s’engager, de perdre sa liberté,

d’être incapable de fonder une famille heureuse.

 

Le célibataire est un grand enfant.

Il croit encore à la princesse charmante,

il l’attend, il l’espère.

Mais les jours passent et il reste toujours seul.

 

Le célibataire a peur de mourir dans une maison de repos

dans l’indifférence générale.
 

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Mots

Posté par mixtli le 20 septembre 2009

Mots doux chuchotés sous la couette

mots de réconfort soufflés à l’oreille

mots de joies hurlés sur la place

mots de jalousie susurrés derrière le dos

mots d’amitié portés par les embrassades

mots de désespoir ignorés de l’entourage

mots de tristesse balbutiés entre les larmes

mots de haine crachés à la face du monde

mots d’encouragement partagés au coin du feu

mots empoisonnés répétés avec patience

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Posté par mixtli le 30 août 2009

07/08/09

 Je suis content que cette journée se termine, elle a été tellement éprouvante.

Les résultats concernant la recherche de la pomme de terre miracle sont nuls. Les rares indigènes que nous croisons ignorent l’existence de cette satané patate ou nous disent qu’il faut encore et toujours s’enfoncer plus profondément dans la forêt.

Cette impression de tourner en rond rend Pentochard très nerveux. En effet, il avait promis à ses supérieurs des résultats rapides. Son attitude vis à vis des membres de notre groupe devient détestable. Pour la première fois, il s’est montré fort désobligeant envers moi. Il m’a reproché mon inutilité actuelle au sein de notre équipe. Ne voulant par l’agacer plus, j’ai répondu que j’étais désolé. Je voulais surtout qu’il ne s’en prenne pas à moi. Il a ricané et m’a répondu:  » il est désolé le bouffon » et il est parti chercher des noises à une autre personne.

Après cette altercation, je me suis senti d’une grande lâcheté. Je me suis laissé marcher sur les pieds sans réagir et j’ai espéré qu’il embête une autre personne. C’est terrible de ce sentir lâche, d’avoir cette sensation d’avoir été humilié sans s’être défendu.

J’ai ressacé cet incident pendant une bonne partie de la journée.  Perdu dans mes pensées, je n’ai pas remarqué qu’Amandine s’était rapprochée de moi. j’ai sursauté quand elle m’a adressé la parole. Elle était venue me réconforter. je lui ai souri timidement et lui ai répondu: « c’est très gentil de venir me consoler ». Elle a rougi, a marmonné quelques mots incompréhensibles et est partie rejoindre la tête de la troupe son inséparable carnet plaqué sur sa poitrine.

J’ai eu beaucoup d’admiration pour cette femme, cela faisait plusieurs année qu’elle travaillait avec Pentochard et elle était toujours pleine d’humanité et  de compassion. elle a été le rayon de soleil de cette journée morose.

Je l’avais toujours considérée somme une petite créature apeurée et insignifiante et je l’avais un peu snobé. J’ai eu honte de mon comportement et me suis promis d’être plus amical envers elle et de la réconforter si j’en ai l’occasion.

Il est très tard, mon tour de garde va bientôt se terminer, je vais vite cacher mon petit carnet.

 

 

 

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Posté par mixtli le 30 août 2009

A l’occasion du mariage de Pascal, nous avons écrit  une chanson en son honneur.
En souvenir de nos belles années passées à l’internat à Huy

Refrain:
Glory, glory, vive notre ami téfal
qui nous a réuni en ce jour estival
c’est pourquoi ensemble  nous unissons nos voix
pour vous souhaiter beaucoup d’ bonheur et d’ joie

Quand le p’tit Pascal est arrivé à l’internat
il nous a dit le baptêm euh c’est fait pour moi
dans cette épreuve notre groupe se forma
avec nous pennes, partout on guindailla

refrain

Pascal n’aimait vraiment pas beaucoup travailler
il préférait zoner assis d’vant la télé
sur son bureau, il préfère rêver qu’étudier
grâce aux tuyaux, il finit gradué

refrain

Au bunker, lors d’une soirée bien arrosée
il rencontra une belonde bien roulée
le lendemain tout fier il nous l’a raconté
et aujourd’hui, il se sont mariés

refrain

Compositeurs et interprètes: Ousa, Vinche, Marcel, P’tit baraki et m’sieur Pat

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Posté par mixtli le 20 août 2009

06/08/09

Ce soir, je suis d’humeur nostalgique. Je me sens si seul loin de mon pays , de ma famille , de mes amis……..

Nous campons près de l’amazone, je n’ai pas envie de continuer mon récit mais d’écrire ce que cet instant m’inspire.

 

Reflet de la lune sur l’amazone

solitude du rêveur

tour de cristal inaccessible

mot du coeur dans le formol

 

Frémissement du vent dans la forêt

action frénétique évite de penser

bilan d’une vie au point mort

larme sur une joue coule lentement

 

crépitement des bûches sur le feu

statue immobile s’effrite

spectateur d’un monde fluctuant

appel de détresse muet

 

douce chanson du fleuve

fleur coupée se meurt dans un vase

canari emprisonné dans une cage

compagnie de l’homme désabusé.

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Posté par mixtli le 20 août 2009

05/08/09

Comme c’est frustrant d’avoir si  peu de temps pour écrire. j’ai tant de choses à raconter: vous présenter les participants à notre expédition, vous expliquer pourquoi Pentochard me fait peur, vous parler de l’entraînement que j’ai subi avant d’être parachuté au coeur de l’amazonie……..

Ce n’est pas facile de choisir et donc je laisse mon envie me guider  et je  parlerai ce soir des différents membres de note groupe.

Le chef de notre groupe est Pentochard, je vous en ai déjà parlé abondamment précédemment. Il est accompagné de son homme à tout faire, Edouard, et de sa secrétaire, Amandine.

Edouard est un adepte de la musculation. Il mesure 1 m 85 et pèse dans les 100kg. Il aime mettre en valeur sa force et sa musculature. Tous les matins, il commence sa journée par une série impressionnante de pompes et d’abdominaux. Edouard chasse le gibier seulement armé d’une machette: il monte dans un arbre ( c’est une personne très agile pour son poids et sa corpulence) attend patiemment qu’une proie passe sous lui, lui saute dessus et d’un geste ferme et adroit lui tranche la gorge.

Edouard n’est pas très causant et parle de lui sans sujet:  » ai faim »;  » vais chassé »; » suis le plus fort ».

Il veille au confort de son maître et lui est totalement dévoué.

Amandine a une trentaine d’année , des cheveux châtains, porte des lunettes et est blanche comme un cachet d’aspirine. Elle est très maigre : on a l’impression qu’elle n’a  ni seins ni fesses. Elle travaille depuis 10 ans pour Pentochard et est terrifiée par lui. Chaque soir, Amandine est chargée de lui rendre un rapport. C’est un supplice pour elle: Pentochard profite de l’occasion pour la rabaisser et l’humilier, elle baisse les yeux, rougit et bafouille des excuses sur son  incompétence.

Durant la journée, elle ne parle à personne et écrit fébrilement sur un carnet pour ne rien oublier.

Elle a l’air d’être une petite souris discrète et terrifiée.

Monsieur Collentin est notre cuisinier et notre infirmier. C’est un ancien légionnaire et a environ 60 ans. Il a passé plus de trente ans en Afrique. Le soir, autour du feu, il nous raconte ses exploits là bas. Il a la nostalgie du bon vieux temps où les hommes hommes n’étaient pas des tapettes et des mollassons. En l’écoutant raconter ses histoires, je me dis, qu’il n’est vraiment pas conseillé de se blesser ou de tomber malade durant cette aventure.

Il aime chanter en marchant et a une préférence certaine pour les chansons paillardes. Il chante fort et faux. Nos heures de randonnées sont baignées par ses rengaines et parfois, je me surprends à fredonner avec lui.

Monsieur Collentin a une musculature moins apparente qu’ Edouard mais je le soupçonne d’être aussi fort. Tout comme Edouard,il s’entraîne en faisant des pompes et des abdominaux.

Mademoiselle Camille Letouche est notre interprète et notre anthropologue. Elle parle couramment l’anglais, l’espagnol et les diverses langues parlées en Amazonie. Elle est passionnée par la culture indienne et à vécu plusieurs mois en compagnie des indiens. Camille passe tout son temps avec nos guides. Même après plusieurs semaines passées en sa compagnie, elle reste pour moi un mystère, elle m’a l’air tellement inaccessible.

Nos deux guides indiens se nomment Mixtli et Zaa. Ils appartiennent à la même tribus et sont des amis de Camille. Ils parlent un dialecte et un peu l’espagnol. Ils sont chaleureux et sont ravis de nous faire découvrir leur culture. Grâce à eux, notre voyage est moins pénible: ils nous ont montré une plante qui permet d’éloigner les moustiques, et nous approvisionnent en fruits et en légumes. J’apprécie beaucoup être en leur compagnie.

Et pour terminer, il y a moi: Félix Tourtepain, 29 ans, gradué en agronomie, embarqué sur un coup de folie dans une aventure à la fois passionnante et effrayante.

Il est tard, c’est la fin de mon tour de garde. Je vais ranger mon carnet.

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Posté par mixtli le 20 août 2009

04/08/09

Tous dorment, le ronflement de mes compagnons me berce.
Je me souviens très bien  de ce vendredi 4 mai 2009,  jour de ma première rencontre avec Pentochard. J’étais en train de contrôler la qualité des pommes de terre d’un camion lorsque Ric, mon patron, m’appela sur mon GSM de fonction pour me prier de le rejoindre dans son bureau. j’étais fort surpris, jamais Ric m’avait parler avec tant de courtoisie et de politesse. D’ordinaire, c’était un homme fort sec, donnant ses ordres sur un ton autoritaire et ne supportant pas la moindre contestation. Dans son bureau, face à lui se tenait un homme  grassouillet tenant sur ses genoux une énorme serviette en cuir. A mon arrivée, celui-ci pria Mon patron de bien vouloir me laisser seul avec lui. Pour la première, je voyais le PDG de Pomstar  se plier à un ordre et je n’étais pas encore au bout de mes surprises. L’homme se présenta, il s’appelait Jean Edmond Pentochard, il était envoyé par le gouvernement fédéral pour recruter un agronome ayant de bonnes connaissances sur les pommes de terre. Il cherchait une personne fiable, discrète et n’ayant pas froid aux yeux. Il me fit promettre ensuite que rien de ce qui serait dit ne devait sortir de ce bureau. Il toussota deux ou trois fois et m’expliqua que le gouvernement avait décidé de prendre le problème de la crise économique à bras le corps et que grâce à une étude menée par le ministère de l’agriculture, une solution avait été trouvée. Selon celle – ci les chinois n’appréciaient pas les frites belges car elles avaient un goût trop fade. Il m’indiqua aussi que selon des manuscrits de colons espagnols conservés à la bibliothèque royale, il y avait une sorte de pomme de terre si parfumée et si sucrée qu’il était impossible de ne pas la trouver délicieuse. Selon les dires des colons, cette pomme de terre ne serait cultivée que par quelques tribus d’indiens d’amazonie. L’idée du gouvernement était donc simple retrouver cette fameuse patate, la ramener en Belgique, la cultiver à grande échelle sur nos terrains agricoles et enfin inonder le marché chinois de nos délicieuses frites. Peu à peu Pentochard s’était échauffé, il parcourrait le bureau de long en large et ses mains décrivaient de gracieuses courbes. Sa voix douce et persuasive me faisait rêver. j’étais sous le charme et il pouvait me demander n’importe quoi, je l’aurai accepté sans hésitation. C’est ce qu’il fit. Il me demanda si j’étais prêt à l’accompagner dans cette aventure. J’acceptais avec empressement. Il me fit signer plusieurs papiers que je ne pris pas la peine de lire. C’est en rentant chez moi, une fois le charme rompu, que je me rendis compte dans quel guêpier je m’étais fourré. Mais, il est fort tard, le froid engourdi mes mains, il me faut vraiment alimenter le feu.

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Posté par mixtli le 20 août 2009

03/08/09
 
C’ est mon tour de garde, je dois surveiller le feu et empêcher les prédateurs de s’approcher de notre campement.
Cela fait plusieurs semaines que nous sillonnons le forêt amazonienne à la recherche d’une nouvelle variété de pomme de terre sensée enrailler la crise économique qui ravage notre petite Belgique.
J’ai décidé de relater cette incroyable aventure ,qui m’a transformé de modeste réceptionniste de patates en un intrépide explorateur, dans un petit carnet que je dissimule parmi plusieurs cahiers de notes.
Je dois rester très prudent, car notre mission  est secrète et je ne donne pas cher de ma vie si Pentochard tombait sur ce carnet.
Pentochard est l’homme à l’origine de toute cette histoire. au premier abord, Pentochard ressemble à un modeste fonctionnaire de n’importe quelle administration: il a le teint grisâtre à force de vivre parmi les dossiers à l’abri de la lumière du jour; il est bedonnant et pas habitué à l’effort physique, il  peine à nous suivre; il parle de son administration avec amour, la considéré comme la plus compétente et n’hésite pas à dénigrer les autres institutions pour mette la sienne en valeur; c’est un beau parleur avide de ragots.
Jusque hier, je le trouvais sympathique et amusant. Maintenant, il me fait peur. je crains ne pas sortir vivant de cette expédition.
je ne vois plus grand chose, il faut que j’aille chercher de bois pour alimenter le feu. Je vais ranger mon carnet. Demain à la lueur des braises je continuerai mon récit.

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